Partager l'article ! Les belges ont violé Taniguchi. (Adaptation de quartier lointain):   ...
Pour ceux qui ne connaissent pas Jirô Taniguchi, celui-ci est un illustre japonais (Ce que son nom laissait deviner, hein.), mangaka à plein temps, et ayant écrit nombre d'oeuvres toutes aussi débordantes de plein de choses (on notera l'awesomeness) les unes que les autres. Son oeuvre majeure, ou tout du moins la plus connue, porte le titre de:
Une histoire racontée en deux tomes (bien qu'a ma connaissance, il soit sorti une édition regroupant en un seul livre les deux parties), dont je ne vais pas trop vous spoiler l'intrigue, car je ne peux que trop vous conseiller de la lire par tous les moyens possible et imaginables. A mon humble avis, il est juste impossible de rester indifférent après lecture, de par sa conclusion dont je doute qu'elle aurait pû être encore meilleure, et de par les nombreuses question qu'il soulève chez le lecteur. La BD donc (ou manga hein, on est chez les japonais tout de même) à été primée de nombreuses fois et je citerais en vrac le festival d'angoulême pour le prix du meilleur scénario, car j'ai la flemme de chercher toutes les récompenses exactes.
Je pense que ma description à été assez claire, et le lecteur avisé devinera sûrement le culte que je porte à cette histoire (que j'ai dû lire une bonne demi-douzaine de fois, à intervalles réguliers). Et c'est là que les belges entrent en scène. Mais pas n'importe quels belges non! Sam Garbarski, réalisateur de cette grande aventure qu'est l'adaptation d'une oeuvre culte au cinéma ( A la réflexion, quand on regarde dans le passé des adaptations, il est vrai qu'on aurait pû se douter du foirage monumental qui allait avoir lieu).
Les plus malins d'entre vous se seront rendus compte que je n'ai à aucun moment parlé de la partie se situant entre 39 secondes et une minute, et pour répondre à votre question, c'était parce que je voulais garder le meilleur pour la fin. Cette séquence débute par un Thomas (que j'ai décidément du mal à appeler comme tel, son nom c'est HIRSOSHI§§§!!eleven) qui dormait apparemment tout habillé, mais c'était sûrement pour éviter de perdre du temps. Le personnage de Daïsuke (car il me semble que c'est bien lui) à été habilement remanié, car l'ami (au charisme débordant) d'hiroshi s'est vu affublé d'un sourire niais et d'une coupe de cheveux tout à fait fantasque en comparaison a la classe japonaise à laquelle il nous avait habitué. Mais le point vraiment marquant de ce passage, c'est SYLVIE DUMONTEL.
J'hurlerais bien au scandale pour le nom, mais j'ai déjà expliqué mon point de vue sur la francisation de cette aventure... Non, le vrai problème est que ce personnage est juste diamétralement opposé à celui de la version originale. Là ou l'on avait laissé une jeune fille timide, inconsciente de son succès et finalement assez émouvant dans la deuxième partie de l'histoire, le trailer nous propose la fille populaire du coin, qui drague le hèros sans problème, et ne laisse pas transparaître un caractère introverti ne serait-ce qu'un instant. Elle est là parce qu'il fallait une histoire d'amour pour faire vendre. Et BANDES D'ASSASSINS, JAMAIS ILS NE S'EMBRASSENT dans l'histoire, JA-MAIS c'est bien compris? Merde quoi, je l'adorais ce personnage, maintenant j'ai l'impression d'avoir à faire à la première minette populaire de mon lycée.... J'ai presque pleuré en la voyant pour la première fois dans le trailer.
Sinon c'est bientôt noël
Je concluerais en disant que l'on à fait d'un des mes mangas de réference une énième comédie dramatique bien de chez nous qui pue l'eau de rose à plusieurs kilomètres, dont on à retiré la subtilité (une fois de plus, peut-être pour mieux vendre). Je me demande sincèrement comment Jiro Taniguchi à pu donner son accord à notre ami belge pour ce film, et j'ai même pas envie de savoir. Il fallait que je crahce ma haine envers cette adapatation plus que toute autre, parce que là on touche à quelquechose de sacré.
A bon entendeur, salut
Derniers Commentaires