Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 18:38

                 Pour ceux qui ne connaissent pas Jirô Taniguchi, celui-ci est un illustre japonais (Ce que son nom laissait deviner, hein.), mangaka à plein temps, et ayant écrit nombre d'oeuvres toutes aussi débordantes de plein de choses  (on notera l'awesomeness) les unes que les autres. Son oeuvre majeure, ou tout du moins la plus connue, porte le titre de:

http://lewebpedagogique.com/lexis/files/2007/10/quartier-lointain-1.gif

 

 

                Une histoire racontée en deux tomes (bien qu'a ma connaissance, il soit sorti une édition regroupant en un seul livre les deux parties), dont je ne vais pas trop vous spoiler l'intrigue, car je ne peux que trop vous conseiller de la lire par tous les moyens possible et imaginables. A mon humble avis, il est juste impossible de rester indifférent après lecture, de par sa conclusion dont je doute qu'elle aurait pû être encore meilleure, et de par les nombreuses question qu'il soulève chez le lecteur. La BD donc (ou manga hein, on est chez les japonais tout de même) à été primée de nombreuses fois et je citerais en vrac le festival d'angoulême pour le prix du meilleur scénario, car j'ai la flemme de chercher toutes les récompenses exactes.

 

                Je pense que ma description à été assez claire, et le lecteur avisé devinera sûrement le culte que je porte à cette histoire (que j'ai dû lire une bonne demi-douzaine de fois, à intervalles réguliers). Et c'est là que les belges entrent en scène. Mais pas n'importe quels belges non! Sam Garbarski, réalisateur de cette grande aventure qu'est l'adaptation d'une oeuvre culte au cinéma ( A la réflexion, quand on regarde dans le passé des adaptations, il est vrai qu'on aurait pû se douter du foirage monumental qui allait avoir lieu).

 

 

Ce trailer à bouleversé ma vie.
Ce trailer nous à prouvé à tous que l'on pouvait faire une bouse immonde sur un scénar' intelligent
Ce trailer à violé ma mémoire, mes yeux et mes oreilles à tout jamais.
Et pourtant, en tant que fan de l'histoire original, j'irais voir le film.
Pour les personnes n'ayant pas lu le livre,la très fine critique du trailer qui va suivre
ne parlera peut-être pas forcément autant qu'aux autres. Néanmoins, ceux qui ont déjà lu la BD
ayant déjà mis fin à leur jour devant l'abusrdité et le caractère consternant de cette présentation du film,
il ne reste que les grands incultes pour daigner lire mon article (et encore)
J'aime les marmottes
jkkhfghghf
              La première chose qui saute aux yeux, c'est la négation totale de la culture japonaise au profit d'une histoire franco-belgisée, sûrement pour mieux parler au grand public. L'ambiance particulière qui ressortait lors de la lecture du quartier lointain du Taniguchi, qui se passe donc dans une ville paumée au japon, avec tous les uniformes scolaires et maisons sans un meuble élevé à plus de 4 centimètres que ça implique. Toutes les traditions et environnements sont splendidement ignorés au profit du décor de la première ville frnaçaise qui à daigné laisser notre ami Garbarski tourner son..... je ne sais trop quoi.
               Bon, cela mis à part, le début du trailer était réconfortant et fidèle au livre, avec le zouli papillon qui s'envole et Naka... euh je veux dire Thomas, qui tombe dans les pommes (françaises pour l'occasion). Ensuite, on retrouve les images de la bande dessinée, avec le plan sur les mains du personnage principal, la prise de conscience de sa jeunesse... C'est ensuite que ça se gâte.
Je mets du texte en blanc parce que les retours à la ligne merdent
               Je n'ai même pas envie d'aborder le douloureux sujet du jeu d'acteur puissant de Thomas (adolescent) qui a apparemment décidé que tout au long du film il s'enchaînera rail sur rail, pour un résultat impressionnant, à base de regards perdus et d'inexpression faciale (les chipoteurs me diront que c'est parce qu'il ne comprend pas ce qui lui arrive, mais au bout de quelques semaines, tout de même). Bon, bah tant pis, je l'ai abordé finalement. On notera la mère du hèros, qui je vous jure, n'était pas une immigrée russe dans la version originale (écoutez son accent, c'est assez amusant). Les autres acteurs ne sont pas spécialement mals choisis (enfin, si, mais j'y reviendrais)
               Le doute subiste, je ne sais pas si il y avait quelqu'un pour écrire les dialogues, mais si oui, j'éspère qu'il s'est fait virer depuis, parce que le trailer regorge de répliques choc... "Tu parlais jamais avec ton père toi"  (avec toujours le même ton de shooté qui à fait le succès de Léo Legrand, l'acteur qui joue donc Thomas adolescent) "peut-on modifier son passé en le revivant" (Grande question, meci de nous spoiler discrètement la fin du film) et le magnifique "si on lui disait qu'on l'aime", qui sonne tellement naturel dans la bouche de ce gran acteur qu'est décidément Léo Legrand.

 

 

               Les plus malins d'entre vous se seront rendus compte que je n'ai à aucun moment parlé de la partie se situant entre 39 secondes et une minute, et pour répondre à votre question, c'était parce que je voulais garder le meilleur pour la fin. Cette séquence débute par un Thomas (que j'ai décidément du mal à appeler comme tel, son nom c'est HIRSOSHI§§§!!eleven) qui dormait apparemment tout habillé, mais c'était sûrement pour éviter de perdre du temps. Le personnage de Daïsuke (car il me semble que c'est bien lui) à été habilement remanié, car l'ami (au charisme débordant) d'hiroshi s'est vu affublé d'un sourire niais et d'une coupe de cheveux tout à fait fantasque en comparaison a la classe japonaise à laquelle il nous avait habitué. Mais le point vraiment marquant de ce passage, c'est SYLVIE DUMONTEL.

                J'hurlerais bien au scandale pour le nom, mais j'ai déjà expliqué mon point de vue sur la francisation de cette aventure... Non, le vrai problème est que ce personnage est juste diamétralement opposé à celui de la version originale. Là ou l'on avait laissé une jeune fille timide, inconsciente de son succès et finalement assez émouvant dans la deuxième partie de l'histoire, le trailer nous propose la fille populaire du coin, qui drague le hèros sans problème, et ne laisse pas transparaître un caractère introverti ne serait-ce qu'un instant. Elle est là parce qu'il fallait une histoire d'amour pour faire vendre. Et BANDES D'ASSASSINS, JAMAIS ILS NE S'EMBRASSENT dans l'histoire, JA-MAIS c'est bien compris? Merde quoi, je l'adorais ce personnage, maintenant j'ai l'impression d'avoir à faire à la première minette populaire de mon lycée.... J'ai presque pleuré en la voyant pour la première fois dans le trailer.

 

Sinon c'est bientôt noël

 

                  Je concluerais en disant que l'on à fait d'un des mes mangas de réference une énième comédie dramatique bien de chez nous qui pue l'eau de rose à plusieurs kilomètres, dont on à retiré la subtilité (une fois de plus, peut-être pour mieux vendre). Je me demande sincèrement comment Jiro Taniguchi à pu donner son accord à notre ami belge pour ce film, et j'ai même pas envie de savoir. Il fallait que je crahce ma haine envers cette adapatation plus que toute autre, parce que là on touche à quelquechose de sacré.

 

A bon entendeur, salut

Par Nick&Viviun - Publié dans : News et tutos Aïe-Tek divers et variés - Communauté : le ciel étoilé
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